The Council: Huis clos dans les abîmes de l’esprit humain

The Council est un jeu d’aventure épisodique qui rappelle les jeux de Telltale comme The Walking Dead, Game of Thrones ou Wolf Among Us (mon opus préféré pour l’instant). Comme eux il met l’accent sur la narration, l’importance de vos choix et leurs conséquences mais parvient à améliorer encore le genre grâce à des avancées originales en termes de gameplay. J’ai testé son premier épisode: The Mad Ones.

The Council apporte avec lui une pléthore de nouvelles idées fortes et qui fonctionnent bien. Pour commencer, votre personnage est doté de compétences, réparties entre trois familles (diplomate, occultiste, détective) que vous augmentez par un système de points d’expérience. Ces compétences débloquent des réparties lors d’un dialogue, vous permettent de déverrouiller une serrure ou encore remarquer des détails supplémentaires sur un personnage.

Cela transforme le déroulement du jeu et les développeurs ont eu la bonne idée de vous présenter tous les choix, y compris ceux auxquels vous n’avez pas accès car la compétence requise vous fait défaut. Voir ce que vous pourriez faire avec une compétence pourrait vous inciter à l’acquérir plus tard, ou à recommencer le jeu avec d’autres compétences.

Celles-ci ne sont toutefois pas illimitées dans leur utilisation : elles coûtent des points d’énergie, qui ne se rechargent qu’entre les sections du jeu (appelées « Quests ») ou avec l’utilisation d’objets/potions trouvés dans le jeu. C’est intéressant parce que cela vous pousse à gérer vos ressources et à conserver vos points au cas où un malabar voudrait vous piquer votre goûter.

 

A propos de confrontation, chaque personnage que vous rencontrez sur l’île où se déroule le jeu en huis clos a des résistances et des faiblesses à vos compétences : à vous de les découvrir et d’utiliser vos ressources au mieux pour faire avancer l’histoire dans le sens que vous désirez. Il est d’ailleurs impossible de tout faire : plusieurs fois vous avez à choisir avec qui discuter, et l’autre option est grillée pour vous.

Les bonnes idées de gameplay ne s’arrêtent pas là : vous trouverez par exemple dans le jeu des livres qui une fois consultés entre les Quests, boosteront l’une de vos compétences. Il y a également des scènes-clé intenses, où vous affrontez verbalement un PNJ et devez l’emporter sur trois manches.

Les développeurs auraient pu se contenter de modifications mineures au modèle Telltale, mais leur audace a payé. Je trouve le résultat plus ludique que les jeux Telltale, on a davantage l’impression de faire des choix qui comptent, on regrette de ne pas avoir une compétence, on s’excite d’en utiliser une pour l’emporter sur un PNJ agaçant. Petit détail, mais la collecte d’objets a bien marché pour me pousser à explorer les recoins de l’île.

Au niveau de l’intrigue, elle est intéressante : vous incarnez Louis, un jeune Français membre d’une société secrète qui se rend sur l’île d’un certain Lord Mortimer, afin d’enquêter sur la disparition de sa mère, elle-même redoutable occultiste.

Cet univers occulte imaginaire de la fin du 18ème siècle est bien rendu. Oeuvres d’art bien réelles présentées dans le manoir du Lord et personnages historiques comme George Washington, Bonaparte rencontrés aux côtés de PNJ aux tronches hallucinantes contribuent à l’immersion. L’histoire est prenante, avec des bonnes touches de fantastique – on a envie de retrouver la mère du héros, même si elle ne semble pas particulièrement recommandable au fur et à mesure qu’on découvre des éléments sur elle. J’ai trouvé ce point de départ – un jeune héros qui recherche sa mère – assez original.

En somme un très bon jeu d’aventure narratif. Je me réjouis d’évoluer au milieu des roublards qui séjournent sur l’île et de découvrir les épisodes à venir.

Pourquoi jouer à The Council : pour une approche novatrice des jeux narratifs à la Telltale, avec une excellente ambiance et une intrigue prenante.

Pourquoi ne pas jouer à The Council : si le mélange des genres vous indispose, ou si les intrigues occultes vous insupportent.

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